mercredi 20 janvier 2016

La Route du Temps

Le circuit

La Route du Temps, c'est avant tout un circuit touristique au sein de la réserve Géologique de Haute Provence et reliant Sisteron à Beynes en passant par St Geniez, Authon, Thoard, etc.

Un parcours qui ravira les amateurs de nature, d'histoire, de géologie et... de mystères. Selon certains historiens et une inscription en latin sur la Pierre Ecrite, cette route mènerait en effet à l'ancienne cité romaine de Théopolis, la Cité de Dieu (rien que ça...) édifiée par un certain Claudius Postumus Dardanus et aujourd'hui disparue.


Point de départ, le Musée Terre et Temps consacré à la mesure du temps de l'Homme et du temps de la Terre. S'ensuit alors un petit parcours dans Sisteron, avant de prendre la route dont les 80km sont ponctués de haltes riches de très beaux panoramas et de curiosités culturelles ou patrimoniales en relation avec le temps : Pierre Écrite évoquée plus haut, particularités géologiques dévoilant de nombreux fossiles, cadrans solaires, ... 


Le livre

Raison pour laquelle j'ai souhaité en parler ici, c'est au cours d'une randonnée en ces lieux à la découverte de leurs beautés et mystères, que Philippe Guillemant s'est plongé dans une réflexion métaphysique liée à son intérêt ancien pour les synchronicités et qui donnera naissance à ce livre. Il y élabore une théorie porteuse d'un message salutaire, démontrant que nos intentions influencent notre vie dans un cycle où interviennent détachement, amour et libre arbitre.
Ce livre aux conceptions révolutionnaires, et pourtant en parfaite harmonie avec les résultats les plus récents de la physique moderne, bouleverse ce que nous savons sur le grand mystère du temps. La théorie qui nous y est proposée explique le mécanisme de ce que nous nommons trop souvent hasard, faute d'en comprendre les causes.


Auteur : Philippe Guillemant est ingénieur physicien, diplômé de l'Ecole Centrale Paris et de l'Institut de Physique du Globe. Docteur en Physique du Rayonnement et Ingénieur de Recherche au CNRS, spécialiste en intelligence artificielle, ses travaux portant sur le traitement de l'information appliquée à la vision artificielle ont débouché sur la création d'entreprises innovantes. Il mène aujourd'hui des travaux de recherche fondamentale à même de remettre en cause notre conception classique de l'espace-temps.
ISBN-13 : 978-2351851630
Editeur : Le Temps Présent; (collection mutation)

Un extrait de l'introduction qui a particulièrement retenu mon attention :
En randonnant dans ces lieux j'ai constaté le pouvoir de ressourcement intérieur apporté par de telles marches au cours desquelles on ne sait jamais exactement où l'on va ni ce que l'on va trouver. Généralement, en suivant l'itinéraire de plus grande pente, et après plusieurs heures de montée, permettant enfin à l'esprit de se déconnecter de toutes ses tensions physiques, je devenais enfin réceptif à la nature environnante. Elle prenait alors le relais de mon corps pour apporter des réponses à mes questions intérieures, comme une sorte d'écho du mental. Cette sensibilité nouvelle me récompensait à elle seule de l'effort effectué pour parvenir en ces lieux, et à chaque fois de façon inattendue. Car on oublie souvent les vertus de la randonnée, qui dépassent largement l'acte sportif en recentrant l'esprit dans une situation saine et libérée. Intérieurement comme extérieurement, l'altitude nous élève et notre vision s'élargit : le sens de notre vie s'éclaircit, ou réapparaît même, comme si notre intuition ainsi nourrie reprenait les rênes du mental. Un apprentissage des moyens de contourner ses difficultés, intérieures comme extérieures, nous est ainsi offert par la nature à travers la révélation d'un éventail de possibles insoupçonné, présenté à l'"être vivant" que nous sommes, comme un défi à rechercher en lui-même puis à éprouver sur le terrain de l'entraînement intuitif, l'attitude juste qu'il recherche dans son cheminement réel de vie.
Bien plus qu'altitude et visibilité, la solitude et la difficulté qui marquent la randonnée procurent un effet de recentrage sur soi-même, anoblissant la vie intérieure à la manière d'un itinéraire initiatique. Parmi ces difficultés, la dénivellation récompense le mieux l'effort qu'elle sollicite. Les autres obstacles symbolisent des problèmes éternels, des plus quotidiens jusqu'aux plus longs à franchir : roches, épineux, forêts denses, cascades, barres rocheuses, sentiers ambigus offrent cependant dans cette nature, pourvu qu'on les recherche, des possibilités de contournements inespérées. Ils agissent ainsi comme autant d'invitations à trouver de nouvelles conditions d'adaptation dans notre vie. Une leçon inattendue de cette moyenne montagne, probablement due à sa richesse et à sa diversité : la nature nous y apprend que tout problème contient sa solution, dès lors qu'on est prêt à admettre son existence et à écouter sa signification, pour ensuite contempler sereinement les autres possibilités de trajet qui s'offrent à nous.


Même si je m'en approprie volontiers certains éléments et ai apprécié la démarche, j'avoue ne pas avoir été totalement convaincue par l'ensemble : Destinées à prouver la cohérence de sa théorie avec ce que je ne vois que comme des modèles mathématiques, certaines explications me sont apparues comme laborieuses pour certaines et fortement projectives pour d'autres. Un livre qui a malgré tout l'intérêt de montrer le chemin d'une autre science.


Pour aller plus loin...

Et tant qu'on est dans le sujet !

Ceux qui préfèrent une vision plus spirituelle (et catholique) pourrons s'intéresser à l'un des derniers ouvrages de Jean D'Ormesson : "Comme un chant d'Espérance" (ISBN-13 : 978-2350872766, Edition Eloïse d'Ormesson, 2014). Un livre sur rien... A moins que le rien ne soit tout, justement.


Quant à moi, je me reconnais bien plus dans un ouvrage de Marc Halévy : "Ni hasard, ni nécessité, physique et métaphysique de l'intention" (ISBN-13 : 978-2848981710, Edition Oxus, 2014). Un livre qui, sans renier la physique moderne, en propose une vision réconciliée avec la philosophie et divers enseignements "initiatiques".

Présentation de l'éditeur : Galilée, Descartes et Newton avaient brillamment inauguré une ère scientifique qui s'achève, celle de la science analytique, déterministe et mécaniste. Les sciences de la complexité ouvrent de nouveaux continents à explorer. Sur d'autres principes, sur d'autres dimensions, sur d'autres prémices. De fondements, l'espace, le temps, la force, le mouvement, la matière deviennent des conséquences, des produits, des faits seconds. Tout est processus, et cela rejoint les vieilles intuitions, grecque de Logos, chinoise de Tao ou indienne de Brahman… Sciences, philosophies, spiritualités et mystiques convergent enfin !
Seul défaut, une (très) solide culture générale en sciences, histoire des sciences, philosophie et noétique est nécessaire pour se plonger dans cet ouvrage.

Elève de Ylya Prigogine (Prix Nobel de Chimie 1977) et auteur de "la fin des certitudes" à lire également, Marc Halévy est un physicien spécialisé dans les sciences de la complexité, tant du point de vue théorique fondamental que de ce celui de leurs applications à l'économie et à la prospective (clin d’œil au passage aux fans de "Fondation", de Isaac Asimov).

dimanche 17 janvier 2016

Le Désert de JJ Rousseau et la Tour sans Venin

Fêtes de fin d'année en famille à Grenoble. A défaut de neige, on prend l'air dans les environs, en des lieux agréables et dont les noms m'intriguent...


Désert de l’Ecureuil, nous commençons par profiter du très joli spot d'escalade situé à quelques mètres de là. Seul défaut, le site est plutôt technique, et ne dispose que d'une voie en 5a+ (mon niveau max), toutes les autres étant d'un niveau supérieur. Je passerai donc surtout mon temps à admirer les évolutions des autres grimpeurs.


Nous remontons (attention, ça glisse !) le Désert vers le pré Faure, grande surface herbeuse aménagée en belle aire de pique-nique à une extrémité.



Direction, ensuite, le Désert de J.J. Rousseau. Superbe vallon encaissé où le sentier très bien aménagé serpente au pied des falaises. A noter que de nombreux panneaux sont disposés le long du parcours, afin de présenter les particularités de la faune, de la flore et de la géologie du vallon.



Direction, pour finir, la Tour sans Venin


d'où l'on profite d'une très belle vue sur Grenoble et Chamrousse de l'autre côté de la vallée. Par temps dégagé, il serait même possible d'admirer le Mont Blanc.


Une courte mais très belle balade qui a justifié, au retour, que je saute sur mon ordinateur pour retrouver l'origine de ces noms. Déserts ? JJ Rousseau ? Tour sans venin ? Cela m'intriguait. Verdict :
  • Un désert est le nom régional d'un vallon encaissé entre 2 falaises. Même le glossaire des noms de lieux de l'IGN ne connaissait pas... Et J.J. Rousseau aimait à se promener dans ce vallon durant les quelques semaines qu'il a passées à Grenoble. Source.
  • L'origine du nom de la Tour sans Venin est floue... L'hypothèse la plus probable serait botaniste : on trouverait en effet sur le site de la vipérine, plante autrefois réputée soigner les morsures de serpent et à l'esthétique rappelant les serpents mais évidemment sans venin... Source.


PS : désolée de la piètre qualité des photos, je n'avais que mon portable.

jeudi 14 janvier 2016

Exploit ou ... folie ?

Sans doute les deux. A croire que l'un ne va pas sans l'autre.






Sincèrement, j'aimerais en avoir la condition physique et le niveau technique. Mais même si c'était le cas, je leur laisse la folie. Rire. 


lundi 11 janvier 2016

Bâtons Camp Xénon 3 brins

Un ancien modèle de Camp (remplacé depuis quelques temps par une version 4 brins par ailleurs quasiment identique) cadeau d'un mécène à l'été dernier. Merci encore à lui !



Caractéristiques : 
  • Matière : alliage d'aluminium (diamètre extérieur 11mm, épaisseur voisine de 1mm)
  • Longueur : 120cm à l'origine (existent en 135cm), recoupés à 108cm
  • Poids : 267g la paire une fois recoupés (annoncés à 280g en 120 pour le 4 brins)
  • Rangement : pliables en 3 brins (4 brins pour les modèles récents), maintenus pas un élastique
  • Longueur repliés : 43cm (32 ou 35cm pour les modèles 4 brins)
  • Assemblage type sonde d'avalanche, par cordelette Dyneema. 
  • Poignée : en mousse (longueur 20cm), et dragonne réglable
  • Pointe : tungstène
  • Rondelles : amovibles de diamètre 5,5 cm


Avantages : 
  • La légèreté, évidemment.
  • Très rapides à plier et déplier.
  • Une solution d'assemblage simple et efficace, qui permet de les recouper à la longueur idéale, et de remplacer facilement la cordelette en cas d'improbable rupture.
  • On évite les déréglages intempestifs assez classiques sur les bâtons télescopiques... 
  • Une répartition du poids que je trouve bien plus agréable que sur des bâtons de section dégressive de la poignée vers la pointe. 
  • Un tarif attractif (de l'ordre de 50 euros la paire)


Inconvénients : 
  • La longueur fixe ne convient pas à tout le monde. Personnellement, même avec des bâtons télescopiques, je préfère déplacer la main sur la poignée plutôt que modifier la longueur des bâtons en fonction du relief, ce n'est donc pas une gêne.
  • Dans cette optique, j'apprécierais une poignée descendant plus bas et moins "cylindrique", du genre de celle des Black Diamond ci-dessous. A défaut d'en trouver, un rouleau de "grip" pour raquette de tennis (par exemple) permet de modifier celle d'origine.
  • La dragonne d'origine n'apprécie pas que l'on y prenne appui (tendance à se dérégler) et est un peu fine pour que cela soit confortable. J'ai choisi de supprimer la boucle coulissante et d'opter pour une couture... 
  • A cette longueur à peine supérieure au mètre, ils sont peu adaptés à une utilisation en mâts de tente. Problème inexistant si on leur conserve leur longueur d'origine (120 ou 135 cm).
  • Réputés être réservés aux montées et peu résistants en descente, mais je n'ai eu aucun soucis à ce jour bien que je les aie martyrisés dans des terrains considérés comme difficiles (moraines, neige, ...). Peut être parce que, en descente, je les utilise plus pour garantir l'équilibre que comme appui.
  • Difficiles à placer dans les systèmes de fixation de la plupart des sacs à dos (en général conçus pour des bâtons télescopiques), mieux vaut prévoir une autre fixation, par exemple à l'horizontal sur ou sous le sac.


Synthèse : 

Hormis l'ergonomie de la poignée et de la dragonne, les inconvénients de ce modèle sont ceux de tous les bâtons pliants de longueur fixe... On aime ou on déteste. Personnellement, cela me convient tout à fait et je ne vois franchement pas l'intérêt de m'alourdir de quelques chose comme 300g supplémentaires pour m'équiper de bâtons télescopiques...
Quant à l'utilisation éventuelle en mâts de tente à cette longueur, elle reste possible bien qu'elle implique une faible hauteur de "plafond" et quelques difficultés à tendre correctement la toile. Et au besoin, on peut toujours emporter 2 mâts carbone de la bonne taille, pour un surpoids de l'ordre de 100g, le total (ces bâtons + les mâts carbone) restant inférieur à celui de bâtons télescopiques...  

vendredi 8 janvier 2016

Bilan 2015, résolutions et projets

Il paraît que c'est la tradition... Et j'avoue que ça m'amuse. Alors pourquoi pas ?

Je commence par le bilan de 2015 :

Une année charnière, dans la tête si ce n'est dans le mode de vie... Une liberté d'être que je m'approprie de plus en plus. Ceci étant :
  • Peut mieux faire en termes de km parcourus (et ce même si je n'ai pas publié le récit de toutes mes sorties), mais cela n'a jamais été mon but et je m'en suis mis plein les yeux et plein la tête, c'est tout ce que je demandais. Mes meilleurs souvenirs : une journée dans les Gorges du Verdon, une autre le long du Mur de la Peste ou sur le circuit des 12 lacs du Carlit et, bien sûr, le Tour du Cervin, sans oublier un petit weekend dans le Mercantour.
  • Je me suis réconciliée cet été avec certains terrains pentus et instables (moraines et autres sols hétérogènes). Ma démarche y manque encore d'efficacité, mais c'est déjà un gros progrès. 
  • Je m'aventure de plus en plus en (haute) montagne... Sensation d'être enfin à ma place, de me (re)trouver, même si j'ai énormément à apprendre. Un rêve trop longtemps étouffé, un accomplissement personnel trop longtemps prohibé.
  • Au niveau matériel, et même si tout est toujours améliorable, je suis assez satisfaite de mon équipement au niveau couchage et vêtements en sorties "3 saisons", cuisine et outils divers. 
  • Je ne me laisse plus influencer par les "pressions" (prosélytisme, engouement général, objections péremptoires, ...) et je me lance dans le DIY, ce que je n'avais (bêtement) jamais envisagé auparavant dans ce domaine. Toujours est-il que mon matériel correspond de plus en plus à ma façon de randonner, et c'est la seule chose qui compte qu'il recueille ou non les suffrages.
  • Moins satisfaisant, j'ai été obligée de reporter certains projets (sorties, achats, bricolages) pour raisons de temps disponible (souvent) ou de finances (parfois). 


Pour l'année qui s'annonce...

Au programme, continuer le chemin.

Quitte à alléger, la nénette a quelques bons kg à perdre depuis plusieurs mois. Y'a qu'à ... s'y mettre une bonne fois, et s'y tenir dans le temps (le plus dur) jusqu'à retrouver mon poids de forme optimale (histoire de me réconcilier avec mon dos et mon cardiologue...). Ne le répétez pas, j'écris cela avec une part de galette des rois à la main... rire.

Mon matériel doit encore être amélioré :
  • Abri : hormis le hamac, je n'ai toujours pas d'abri et continue à utiliser ceux que l'on me prête ou à dormir en refuge... C'est donc l'urgence. Un modèle DIY est à l'étude, à minima pour mes sorties solo. J'ai pour objectif de le finaliser d'ici le printemps 2016.  
  • Chaussures : J'investirai prochainement dans une paire de "basses". J'en suis à la phase de choix du modèle. Les "montantes" sont très bien en montagne, mais excessives sinon.
  • Sac à dos : j'utilise de plus en plus souvent une version customisée (et allégée) d'un ancien Forclaz 40. Bien accepté par mon dos, mais peu fonctionnel à mon goût. J'ai prévu de le remplacer par un remake fait-maison que j'espère un peu plus léger mais surtout plus adapté à mes petites manies... En 2016 ? Peut être. Mais je n'y crois pas vraiment. Ce sera plutôt 2017.
  • Vêtements : Des choses à revoir dans ma garde-robe pour la rando en conditions hivernales. Ce n'est pas l'urgence : Mes solutions actuelles sont lourdes, parfois peu confortables, mais efficaces. Outre occasions (et soldes) faisant le larron, je pense privilégier le DIY.
  • Electronique : j'ai prévu de remplacer mon ancien appareil photo par un modèle (beaucoup) plus performant, mon téléphone devient sénile, j'aimerais investir dans un DVA récent, ... Des dépenses importantes, mais qui attendront que mon banquier tourne le dos. Et toujours pas de GPS en vue... 
  • Autre : Certains accessoires et (petits) conditionnements à améliorer, quelques bricoles superflues à finir d'évacuer. Mais cela s'arrange au fil des "idées" et trouvailles... Je remarque toutefois que cela demande un investissement important (en temps passé) pour un gain finalement anecdotique sur la balance. Le gain est surtout dans l'ergonomie, la simplicité d'usage, ...

Quant aux projets de randos... Si je veux disposer du nombre de jours de congés nécessaire pour traverser les Pyrénées durant l'été 2017, je dois me serrer la ceinture d'ici là et me limiter aux weekends et congés imposés par mon employeur : quelques ponts, 3 semaines en août, une dizaine de jours à Noël.  Par suite :
  • Sortir dès que l'occasion se présente, quitte à ce que ce ne soit que pour quelques heures en plaine des Maures et optimiser l'utilisation de mon temps libre. Pas besoin de faire des heures de route ou de train pour trouver des sentiers agréables, je suis loin d'avoir épuisé les possibilités proches de chez moi. 
  • Tester le ski de rando, consacrer les weekends pluvieux à la grimpe en salle, et améliorer ma pratique/connaissance des techniques de sécurité en montagne (alpinisme, glacier, etc.).
  • Si l'occasion se présente, j'ai en tête une balade de quelques jours dans le Velay, dans une optique "tourisme historique".
  • Nous devrions profiter de mes congés d'été pour découvrir la Norvège. 

Et pour finir, une autre résolution : me libérer d'un gros blocage lié spécifiquement à la mémoire des noms propres... Un handicap réel, vite désobligeant pour mes interlocuteurs, et incompatible avec toute conversation portant sur la géographie et donc la rando.


mardi 5 janvier 2016

2016


A vous qui passez par ici au détour de votre voyage,  que votre parcours soit celui de la transformation de l'Être ou fait de chemins creux (mais sont-ils différents ?), j'espère que 2016 apportera équilibre, lumière et sens à vous et à tous ceux que vous aimez.


Happy Now Here ! 

jeudi 31 décembre 2015

Pic del Palm

Matin du 23, nous quittons le refuge des Bouillouses vers 9h15. Direction le Nord, en longeant le lac, sur le GR10. 


Espoir ou réalité, le lac semble un peu plus pris par les glaces que hier à la même heure...


Nous le remontons doucement, à distance variable, dans une lumière parfois éblouissante.


La neige est tout aussi dure qu'hier, nous mettrons un bon moment avant de nous décider à chausser les raquettes.


A l'extrémité Nord du lac, nous quittons le GR10 pour le GRP. Traversée de la Têt à peine discernable sous les congères, passage d'un joli pont sur un ruisseau sans nom, traversée d'un sous bois, le GRP nous amène jusqu'à la cabane de la Balmette. Objectif du jour : la montée au Pic del Palm. 


Montée tranquille, la pente est douce, ça passe "partout"... Le vent devient de plus en plus fort, assèche les terrains, évapore la neige, nous laissons les raquettes sagement installées à attendre notre retour et continuons jusqu'au sommet. Une montée facile, sur une pente à peine marquée, dans l'herbe rase, qui serait certainement "top" en ski de rando mais qui, à pieds, est sans grand intérêt hormis le point de vue qui récompense l'effort. Pics du Canigou, Carlit, Peric, Tribune, ... Ils sont tous là, sous nos yeux bien que nous dominant. 




Le vent souffle fort et est glacial, nous ne nous attardons pas et redescendons rapidement jusqu'à la cabane de la Balmette après avoir récupéré les raquettes. 


Pause déjeuner dans la cabane, puis nous repartons au Sud. Le sentier remonte doucement vers le Mont Llaret, mais nous le quittons vers le Sud, pour profiter plus longtemps de la vue sur le Lac des Bouillouses.


Un peu de grenouillage dans une neige à la texture très variable d'une zone à l'autre, l'occasion où jamais de s'intéresser au vocabulaire inuit dont j'ignore tout...


Le soleil baisse, la lumière devient rasante.


Nous rejoignons le sentier à proximité du Lac d'Aude,


Il est temps de rentrer... Nous reprenons le sentier balisé qui nous ramène à travers bois jusqu'à la route. Terrain glissant et très irrégulier, où la neige tassée laisse apparaître roches et branches, l'avance n'est pas rapide. Il fait déjà nuit lorsque nous atteignons la route qui nous ramène à la voiture.

NB : la même balade peut évidemment être réalisée avec retour au refuge, également par la route mais dans l'autre sens...